Nous
savons, en
voyant l’écran d’un ordinateur afficher des phrases,
que celles ci sont en fait, la version lisible d’une avalanche
d’opérations binaires.
La relation des
mots
et de l’informatique passe par les nombres. Elle restaure en
quelque sorte, les rapports qu’ont depuis
l’antiquité, le chiffre et la lettre. Quand les
poètes ordonnent l’élocution de leurs
pensées en vers, ils comptent les pieds et les rimes. Hormis les
qualités rythmiques et musicales que son usage développe
en poésie, la règle des nombres crée les
conditions propices à réinventer des mots, qui
s’imposant par le calcul des rimes et des syllabes, trouvent un
sens nouveau, une nouvelle nécessité.
Pour le plaisir de
cet exercice, et comme rappel du rôle majeur des nombres dans un
programme, nous avons ajouté aux règles classiques de
construction d’un poème, un paramètre
supplémentaire donné par la suite illimitée des
décimales de Pi.
La
présentation de ce jeu sur du matériel informatique, met
à profit les capacités de ces machines à
assembler, mémoriser, et, transcrire dans une totale
neutralité, les vers obtenus par l’interaction du
programme et d’un ou plusieurs joueurs.
On connaît
généralement, des textes écrits par une personne,
pour une infinité de lecteurs. Le Poème Pi-anoté,
grâce à l’informatique, permet d’avoir une
infinité d’ « auteurs » pour un
même texte.
Règle
du Jeu
Ecrire un
poème octosyllabe à rimes croisées.
La longueur de
chaque
mot qui le compose est déterminée d’avance, par un
chiffre de la suite des décimales du nombre Pi.
Chaque chiffre,
pris
dans l’ordre chronologique de Pi, indique combien de lettre doit
comporter ce mot.
Le poème se
compose mot après mot.
Plus on arrive
à écrire de mots plus on va loin après la virgule.
Toutes les
indications à suivre sont données à
l’écran :
Le nombre de lettre
du mot à trouver
Le nombre de
syllabes
déjà contenues dans le vers en cours
Les vers exigeant
la
rime.